Irisé : définition, date et sources | Lexique Arssans

Le Lexique

Irisé

Définition Lexique du décor mural

Également appelé Iris à l’époque de son invention. Terme anglais correspondant au Getty : rainbow papers.

Procédé de papier peint donnant des couleurs fondues en dégradés insensibles, principalement dans le fond. Le principe, tel que son inventeur l’a lui-même exposé en janvier 1823, tient en une phrase : « Qu’on se représente un réservoir de couleurs divisé en compartiments plus ou moins étroits, avec une brosse assez longue pour entrer à la fois dans tous les compartiments, et tout le mystère sera révélé. » Toute la difficulté est dans la régularité du geste. L’irisé sert d’abord à donner de la profondeur aux ciels des panoramiques, puis à imiter les jeux de lumière de la soierie, que l’impression traditionnelle en aplats de détrempe ne savait pas rendre.

Divergence sur la date de la transmission à Rixheim, explicitement relevée par Bernard Jacqué : Christian Witt-Döring, sur les sources viennoises, place les premiers essais à Vienne en 1816 ; la famille Zuber retient 1819 pour la transmission à Rixheim ; mais le premier papier peint rixheimois utilisant le procédé appartient à la collection de 1822, donc à une création de 1821. Spörlin s’estimait seul inventeur, Jean Zuber-Karth se disait co-inventeur en 1851, et son propre père semble l’avoir contesté dès 1846.

Période d’apparition

mis au point par le manufacturier Michel Spörlin, beau-frère de Jean Zuber, à Vienne à partir de 1816, d’abord en dégradé horizontal pour les ciels, puis perfectionné dans l’autre sens et transmis à la manufacture Zuber de Rixheim.

Sources

Bernard Jacqué, De la manufacture au mur, thèse, Lyon 2, 2003, § 2.3.4, theses.univ-lyon2.fr ; Getty AAT 300037523, vocab.getty.edu

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