Trompe-l’œil : définition, date et sources | Lexique Arssans

Le Lexique

Trompe-l’œil

Définition Lexique du décor mural

Locution française passée telle quelle dans le vocabulaire international de l’art. Nom masculin invariable.

Procédé de représentation visant à créer, par divers artifices, l’illusion de la réalité : relief, matière, perspective. Le Getty précise que l’illusion doit être assez forte pour que le spectateur puisse prendre les objets, les scènes, les textures ou les points de vue représentés pour réels. Ses effets caractéristiques en décor mural : textures peintes de bois ou de marbre sur les murs et les colonnes, vues encadrées par de fausses fenêtres, faux cadres d’où le contenu semble déborder dans l’espace du spectateur, étagères et armoires entrouvertes. À la fin du XXe siècle, des façades entières ont été peintes en trompe-l’œil.

Période d’apparition

le Getty en signale des exemples dans l’art grec ancien, un raffinement par les Romains, et une faveur particulière à la Renaissance puis en Europe et en Amérique. Le mot, lui, est bien plus récent : il est attesté en français en 1800 seulement, dans Le Citoyen français du 18 vendémiaire an IX, comme terme de beaux-arts ; en trompe-l’œil en 1848 chez Chateaubriand ; le sens figuré d’« apparence trompeuse » en 1825. Le mot est enregistré par l’Académie depuis 1835.

Sources

CNRTL, trompe-l’œil, cnrtl.fr ; Getty AAT 300056506, vocab.getty.edu

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